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blog de Cyrille Amiel

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Billets d'humeur, articles et chroniques consacrés à la littérature et à la musique

Un autodafé de livres qui ne dit pas son nom.

Un autodafé de livres qui ne dit pas son nom.

La semaine dernière, par le biais d’un forum, j’apprends le dépôt de bilan d’une maison d’éditions. Hier, grâce à la vigilance d’une bloggeuse sur facebook, je constate les difficultés de 13ème note éditions. Des maisons d’éditions naissent d’autres meurent, mais je ne peux m’empêcher de ressentir une petite angoisse lorsque je vois un acteur du monde littéraire en difficulté. Car une librairie ou une maison d’éditions qui disparaît c’est, je crois, un autodafé de livres qui ne dit pas son nom. Tendez l’oreille ! N’entendez-vous pas la sirène de la salamandre de Montag ? Ne sentez-vous pas l’odeur du napalm et des brasiers décrits par Ray Bradbury dans Farenheit 451 ?

La tentation est grande d’en imputer la responsabilité à la crise et à la pression intolérable des services fiscaux sur les entreprises Françaises. Nul doute que nous pourrions aussi critiquer la politique éditoriale ou commerciale parfois fantaisiste de certaines maison d’éditions. Mais nous lecteurs, arpenteurs anonymes et silencieux des rayons des librairies et des bibliothèques, nous avons aussi notre part de responsabilité.

Qui, parmi nous, n’a jamais cédé aux sirènes des campagnes de publicité des grands, non pas de la littérature mais de la communication ? Alors, vous me demanderez : quel rapport avec la disparition des petites maisons d’éditions indépendantes ? Je vous répondrais par un ensemble de questions : Qui s’intéresse au contenu éditorial des petites maisons d’éditions ? Qui achète des livres dont personne ne parle ? Où sont les découvreurs de talent que nous devrions tous être ?

Entendons-nous, il convient, je crois, de lutter contre un système qui valorise les plans de communications phagocytant l’espace, la pensée et l’esprit. Ne réduisons pas notre paysage littéraire aux seuls écrivains qui bénéficient d’une couverture médiatique hors norme. Ne lisons pas seulement les Stéphanie Meyer, Haruki Murakami et autres cadors du box office. Je vous invite à parcourir les catalogues de ces petites maisons d’éditions et à choisir un roman, une nouvelle. Embrassez l’univers d’un inconnu, découvrez les pensées d’une jeune auteure.

Je pense qu’être lecteur, c’est être responsable, conscient des enjeux et des conséquences, dans le monde littéraire, de ses choix de lecture.

Cyrille Amiel

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Cécile Courtois 27/05/2014 07:04

Entièrement d'accord avec vous. Des rivières de diamants coulent sous la surface, que nous ne voyons pas, aveuglés par les lumières artificielles des médias. Mais à l'ère des réseaux sociaux, il est pourtant si facile de partager, montrer, découvrir ! Ne soyons pas timides, osons la découverte, et surtout : le partage de nos coups de coeur !

Melchiorre 25/05/2014 12:59

Il est en effet temps d'arrêter d'être des moutons et de tenter d'étendre nos lecture sur des inconnus ce fut mon cas et depuis je me régale de petites merveilles qui m'ouvre d'autre univers et j'ai passé le vice à mes amis et amies repas avec échange y'a rien de tel ! Bon continuation pour votre chemin ne perdront pas la fibre naturelle du plaisir du livre et de l'inconnu.